lundi 2 mai 2011

76% des notaires estiment qu'il faut vendre

Cette tendance du marché immobilier s'appuie sur un sondage national auprès d'études notariales pratiquant la négociation. Leurs réponses sur l'évolution des prix et le volume des transactions résultent à la fois des compromis et des contrats passés en leur étude.

Les réponses de l’enquête privilégient une certaine mollesse dans les transactions à venir, voire un maintien du volume à son niveau actuel. Les régions ayant bénéficié jusque-là d'une forte activité (notamment la région parisienne) semblent marquer le pas au profit de celles qui demeuraient un peu à l'écart de ce mouvement. C'est ainsi qu'à Thonon-les-Bains, Me Ballara-Boulet note : « Une légère reprise de l'activité depuis le début de l'année ». Il est vrai qu'à Paris le nombre de transactions annuelles a progressé de 40 % en 2010 contre 30 % sur l'ensemble de la France. Au total, il atteint 760.000, chiffre assez proche des records réalisés avant la crise.

À court terme, rien ne semble pour le moment pouvoir endiguer la hausse des prix de l'immobilier résidentiel. La tendance poursuit la progression débutée il y a bientôt deux ans. Pour les logements, la proportion des notaires misant sur une baisse des prix à court terme passe, entre décembre et février, de 16 % à 13 % tandis que celle prévoyant de nouvelles hausses s'élève de 9 % à 10 %. A Reims, le négociateur de l'étude de Mes Pinteaux et Mauclaire, observe « un net ralentissement attribué au taux en hausse, au prix du pétrole en hausse et au moral des Français en baisse ».

Le conseil des notaires
En dépit de cette prévision haussière pour les deux prochains mois, les notaires sont de plus en plus pessimistes sur son maintien à plus long terme. En particulier sur les logements puisque 76 % d'entre eux (contre 69 % il y a deux mois), considèrent qu'il vaut mieux profiter des bonnes dispositions du marché et vendre un bien immobilier avant d'en acheter un autre. Ceux qui conseillent l'achat en premier ne sont plus que 17 % (contre 31 % en décembre). Au demeurant, l'augmentation des taux d'intérêt, qui apparaît inéluctable pour contrer les tendances inflationnistes actuelles, tout comme les perturbations internationales, n'engendrent guère l'optimisme. Cette inquiétude gagne aussi l'évolution prévisible du prix des terrains : 51 % des participants à notre panel (contre 45 % deux mois plus tôt) se déclarent plutôt vendeurs tandis que 46 % sont acheteurs.

Immobilier : contraction dans le neuf ou le début de la fin

En janvier 2011, selon les promoteurs immobiliers, la demande de logements neufs à acheter diminue légèrement. Le solde d’opinion correspondant reste néanmoins supérieur à sa moyenne de longue période. La baisse de la demande de logements neufs destinés à la location est plus nette qu’au trimestre précédent. Les entrepreneurs prévoient une légère diminution des mises en chantier de logements.

Des stocks de logements invendus qui s’alourdissent quelque peu

Les promoteurs sont un peu moins nombreux à indiquer une baisse de leur stock de logements invendus ce trimestre.

Les promoteurs indiquent une hausse des prix

Selon les promoteurs, les prix moyens des logements neufs mis en vente augmentent ; le solde correspondant est plus élevé que sa moyenne de longue période. L’apport personnel des candidats à l’acquisition d’un logement neuf diminue par rapport au trimestre précédent. Les moyens de financement consacrés aux achats de logements neufs devraient quant à eux chuter dans les mois à venir.


La fin du dispositif Scellier
La chute des ventes dans le neuf était prévisible.
En effet, la date buttoir pour réserver un bien bénéficiant de la défiscalisation Scellier au taux de 25 % a été fixée par l’Assemblée nationale au 31 mars 2011.
Après cette date, la réduction d'impôt passe de 25% à 13%, hormis pour les logements de basse consommation énergétique (BBC), pour lesquels elle passe de 25% à 22%.