jeudi 30 janvier 2014

Les prix de l'immobilier surévalués de 15 %

Si le marché s'est légèrement assagi, le coût des logements est encore surévalué de 15 % en France, selon une étude du Crédit agricole.





SOURCE SIPA MEDIA

Certes, les prix de l'immobilier ont baissé en 2013, une décrue qui devrait encore se poursuivre cette année. Mais le marché est toujours dans sa bulle. Malgré une baisse de - 2,1 % en 2012 et de - 2,5 % l'année dernière, les prix des logements en France restent surévalués de 15 %, selon une étude du Crédit agricole. Il faut dire que, depuis 1998, les prix de l'immobilier ont bondi de 155 %. La surévaluation des biens était même estimée à 25 % en 2008, avant que la crise économique ne ramène les prix de la pierre sur le chemin de la raison.
Alors, pourquoi les prix ne baissent-ils pas plus vite ? "La demande ne s'est repliée que modérément, parce que les facteurs fondamentaux et la baisse des taux de crédit habitat ont joué positivement et ont compensé les facteurs négatifs : chômage élevé, fiscalité durcie, solvabilité dégradée", analyse Olivier Eluère, l'économiste auteur de l'étude.

Une baisse de 4 % en 2014


Le mouvement de décrue des prix de l'immobilier devrait se poursuivre cette année. Les analystes du Crédit agricole tablent sur une baisse de 4 % dans l'ancien, mais sur une relative stabilité pour les logements neufs.
"En 2014, les facteurs négatifs restent présents, mais ne devraient pas s'accentuer", estime Olivier Eluère, optimiste. Sans compter que "le nouveau régime fiscal des plus-values (hors résidences principales) est moins défavorable, avec notamment un abattement exceptionnel de 25 % pendant un an, qui pourrait un peu fluidifier le marché".
Pour autant, la baisse des prix ne devrait pas être si profitable aux acheteurs. L'étude prédit une hausse des taux de crédit immobilier d'ici à la fin de l'année, aux alentours de 3 %. "Si les taux obligataires remontaient fortement et si ce mouvement était ensuite répercuté sur les taux de crédit, la correction du marché pourrait devenir significative", prévient Olivier Eluère.