samedi 1 mars 2014

Ce que prévoit le président de Century 21 pour 2014

Pour le moment, le marché est en apesanteur. Mais jusqu'à quand ?



Le marché immobilier a amorcé une légère remontée d'activité. Selon les données des notaires publiées ce jeudi 27 février, le nombre de transactions en France a progressé de 2,7% en 2013 pour atteindre 723.000 ventes dans l'ancien. Il y a donc du mieux, même si on est encore loin des années fastes. Les prix, eux, sont en repli de 1,4% sur un an. A quoi faut-il s'attendre pour 2014 ?

Challenges.fr a posé la question à Laurent Vimont, le président du réseau d'agences Century 21. Pour lui, "2014 sera une année de taux". Autrement dit, l'évolution des prix va grandement dépendre des conditions d'emprunt puisque rien ne semble bouger du côté de l'offre ou de la demande.

Aujourd'hui, le marché est donc "en apesanteur". "Si les taux restent bas, le marché va connaître très peu de correction. En revanche, si on voit les taux remonter, il est probable qu'on le voit dans les prix", estime le patron de Century 21.

Selon les estimations du réseau d'agences immobilières, une progression de 1% du taux d'intérêt moyen entraînerait une chute des prix de l'ordre de 10%. Reste que, aujourd'hui, c'est le calme plat de ce côté là. On a même observé une légère baisse de la moyenne des taux d'intérêt en février, selon les dernières données du courtier Empruntis.

Laurent Vimont revient également pour Challenges sur la présence des primo-accédants sur le marché, les conditions actuelles d'octroi de crédits et la santé du réseau Century 21 :

Voir la video sur Dailymotion

 Rapport de l'INSEE du dernier trimestre 2013

source : Challenges - les prévisions de century 21

A Paris, 20 ans de flambée immobilière

« Deux décennies d'immobilier en Ile-de-France », l'étude publiée par les notaires  jeudi 27 février raconte vingt années de flambée immobilière, durant lesquelles les prix au mètre carré sont passés de 2 840 euros à 8 140 euros aujourd'hui.

« La pénurie de logements caractérise l'Ile-de-France, avec son cortège de tensions et de déséquilibres », expliquent les notaires dans leur communiqué, soulignant que le prix du parc immobilier francilien n'a augmenté que de 23 % de 1982 à 2010 en Ile-de-France, alors qu'il progressait de 37 % sur l'ensemble du territoire français.

Ces prix rendent évidemment l'accession à la propriété plus difficile : seul un Parisien sur trois et moins d'un Francilien sur deux était propriétaire de sa résidence principale en 2009. Une proportion certes en hausse par rapport à 1999 (44 %) mais très en-dessous de la moyenne nationale (58 %).





Par ailleurs, l'étude montre que les acheteurs sont plus âgés et sont plus fréquemment des cadres. De 1996 à 2013, l'âge médian des acquéreurs est passé de 36 ans à 40 ans. Les cadres et les professions intellectuelles supérieures représentent aujourd'hui 38 % des acheteurs, contre 27 % en 2001.




 HAUSSE PLUS RAPIDE À L'EST
 

Au cours de ces vingt dernières années, les écarts de prix se sont réduits d'un arrondissement à l'autre. Ceux de l'est parisien ont globalement affiché les hausses de prix les plus rapides, rattrapant ainsi ceux du centre et du sud-ouest, qui étaient bien souvent les plus chers en 1991, mais qui ont le moins progressé.
Résultat, en 2013, le 6e arrondissement n'est « plus » que 1,83 fois plus cher que l'arrondissement le moins coûteux, le 20e (respectivement 12 320 euros le mètre carré et 6 940 euros le mètre carré).
En 1991, le rapport entre l'arrondissement le plus cher (le 6e arrondissement) et le moins cher (18e) était de 2,14.
Les petits appartements ont vu leur prix grimper plus fortement que les grands. Celui des studios a été multiplié par 3,21 entre 1996 et 2013, contre 2,84 pour l'ensemble des appartements.


Commentaire d'un internaute :
J'ai acheté un appartement à Paris 115 000 euros en 1999, je l'ai revendu 415 000 euros en 2012 (pour aller vivre ma retraite en Province, ou avec 320 de mes 415 000 euros, j'ai un appartement 2,5 fois plus grand que celui j'avais à Paris ). J'ai calculé qu'en 13 ans j'ai gagné plus de 1800 euros par mois sans être imposé d'un seul centime (pas comme si ç'avait été un salaire). Je ne vais pas courir après le fisc pour qu'il me taxe, mais je dois reconnaitre, cher monsieur, que vous avez raison.


source : Le monde - Immobilier (Frédéric Cazenave)