« Deux décennies d'immobilier en Ile-de-France »,
l'étude publiée par les notaires
jeudi 27 février raconte vingt années de flambée immobilière, durant
lesquelles les prix au mètre carré sont passés de 2 840 euros à 8 140
euros aujourd'hui.
« La pénurie de logements caractérise l'Ile-de-France, avec son cortège de tensions et de déséquilibres »,
expliquent les notaires dans leur communiqué, soulignant que le prix du
parc immobilier francilien n'a augmenté que de 23 % de 1982 à 2010 en
Ile-de-France, alors qu'il progressait de 37 % sur l'ensemble du
territoire français.
Ces prix rendent évidemment l'accession à la propriété plus
difficile : seul un Parisien sur trois et moins d'un Francilien sur deux
était propriétaire de sa résidence principale en 2009. Une proportion
certes en hausse par rapport à 1999 (44 %) mais très en-dessous de la
moyenne nationale (58 %).
Par ailleurs, l'étude montre que les acheteurs sont plus âgés et sont
plus fréquemment des cadres. De 1996 à 2013, l'âge médian des acquéreurs
est passé de 36 ans à 40 ans. Les cadres et les professions
intellectuelles supérieures représentent aujourd'hui 38 % des acheteurs,
contre 27 % en 2001.
HAUSSE PLUS RAPIDE À L'EST
Au cours de ces vingt dernières années, les écarts de prix se sont
réduits d'un arrondissement à l'autre. Ceux de l'est parisien ont
globalement affiché les hausses de prix les plus rapides, rattrapant
ainsi ceux du
centre et du sud-ouest, qui étaient bien souvent les plus chers en 1991, mais qui ont le moins progressé.
Résultat, en 2013, le 6e arrondissement n'est « plus » que 1,83 fois
plus cher que l'arrondissement le moins coûteux, le 20e (respectivement
12 320 euros le mètre carré et 6 940 euros le mètre carré).
En 1991, le rapport entre l'arrondissement le plus cher (le 6e arrondissement) et le moins cher (18e) était de 2,14.
Les petits appartements ont vu leur prix
grimper
plus fortement que les grands. Celui des studios a été multiplié par
3,21 entre 1996 et 2013, contre 2,84 pour l'ensemble des appartements.
Commentaire d'un internaute :
J'ai acheté un appartement à Paris 115 000 euros en 1999, je l'ai
revendu 415 000 euros en 2012 (pour aller vivre ma retraite en Province,
ou avec 320 de mes 415 000 euros, j'ai un appartement 2,5 fois plus
grand que celui j'avais à Paris ). J'ai calculé qu'en 13 ans j'ai gagné
plus de 1800 euros par mois sans être imposé d'un seul centime (pas
comme si ç'avait été un salaire). Je ne vais pas courir après le fisc
pour qu'il me taxe, mais je dois reconnaitre, cher monsieur, que vous
avez raison.
source : Le monde - Immobilier (Frédéric Cazenave)