jeudi 29 novembre 2012

Immobilier : tous les feux sont au rouge -30% à -40% de baisse à venir !

L’idée saugrenue qui voudrait que les prix de l’immobilier puissent baisser en France commence à faire son chemin. Pourquoi ? Car le marché semble désormais à bout de souffle. Malgré la baisse significative du nombre de transactions, le recul des prix reste pourtant limité pour le moment dans l’hexagone : -1.1% sur un an au troisième trimestre 2012 pour les logements anciens (appartements et maisons). Par rapport au trimestre précédent, une baisse, même si elle est légère, est là aussi observée : -0.6% pour l’ensemble du territoire, l’Ile-de-France accusant plus le coup (-1.1%) que la province (-0.4%)… Autant d’indices qui laissent s’immiscer le doute dans la tête des investisseurs potentiels : et si l’exception française de résilience de l’immobilier n’était finalement pas justifiée ?


C’est la thèse que nous portons (cf. le troisième volet de notre étude sur l’immobilier : « Vers une baisse massive de l'immobilier en France (3/3) »), pour une raison simple : tous les leviers qui ont permis la hausse des prix de la pierre vont progressivement disparaître. Nous revenons dans cet édito sur l’un des piliers de la croissance de +161% de l’immobilier entre 1998 et 2011, à savoir l’assouplissement des conditions de financement (responsable de près des deux tiers de la hausse depuis 13 ans). Celle-ci a reposé sur 3 fondations essentielles :


La baisse des taux d’intérêt
L’allongement de la durée des prêts
La moindre exigence des banques concernant le taux d’apport


La musique s’est malheureusement arrêtée pour les établissements financiers, désormais dans l’œil du cyclone d’un durcissement de règlementation (nouvelles exigences de ratios de fonds propres avec la réglementation Bâle III). La conséquence est simple : les établissements prêteurs se voient contraints de réduire la taille de leur bilan, qui a atteint des niveaux historiquement élevés en Europe au cours des dernières années (près de 420% du PIB en France en 2012). Cette nécessité se traduira concrètement par :


La hausse marginale des taux hypothécaires (moins de transformation / plus forte prime de risque)
La baisse naturelle de la durée des prêts accordés
La hausse de taux d’apport exigé pour l’acquisition d’un bien


Source : http://www.immobilier-finance-gestion.com/article-immobilier-tous-les-feux-sont-au-rouge-112085895.html

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